Changement à l’horaire

Depuis Saint-Michel, il s’est pas passé pas mal de choses, moins palpitantes mais bien plaisantes.  D’abord, notre arrêt à Neuville, juste avant Donnacona.  Ils ont un beau chalet et plusieurs choses à voir dans le village, nous en avons aussi profiter pour nettoyer un peu le bateau.

Puis, nous sommes arrêtés à La Riviera Batiscana.  Il y a là une plage magnifique, certains habitants ce sont même installés des parasols style palmiers, comme dans le sud.

Pour la suite, nous avions prévu de faire un dernier arrêt à contrecoeur avant de revenir par chez nous.  Malheureusement, aujourd’hui il y avait une veille d’orages violents.  Selon les prévisions, nous aurions croiser le mauvais temps en arrivant à Sorel.  Il est possible de mouiller dans les îles pour ce protéger, mais comme nous n’y sommes jamais allés, nous avons préféré rebroussé chemin pour revenir à la marina de Trois-rivières.  Donc pas de mésaventures pour ce soir, mais nous nous sommes dit qu’il est mieux de les éviter quand c’est possible.  Nous allons essayer de parler aux habitués de la place pour avoir des avis différents, des conseils.

Donc notre retour est retardé, mais ça nous permet de découvrir de nouveaux endroits.

Un peu plus tard ce soir des photos, certaines amusantes ou impressionnantes, pour illustrer ces derniers jours.

On est pris! – Suite et fin

Bon, il est temps de reprendre où on vous avait laissé. Mais d’abord, un petit résumé s’impose.

Se réveillant à 2:30 du matin, tous fébriles à l’idée de partir de nuit, nous larguions les amarres fièrement et silencieusement pour ne pas déranger nos voisins toujours à quai vers 3:10…

Il est maintenant 4:10. On a touché le fond et nous sommes immobilisés à la sortie de la marina de Saint-Michel depuis une bonne heure. Nous avons dérogé de l’enlignement; quatre pieds plus à droite et on passait.  Notre première tentative pour nous libérer, qui consistait à tirer sur la drisse de grand voile pour faire basculer la quille, s’étant avérée infructueuse, nous envisageons quelques alternatives.

Premièrement, et la solution la plus évidente, c’est celle de repartir avec la marée qui ne manquera pas de remonter prochaînement.  Mais, nous avons peur qu’elle nous déporte vers les rochers maintenant visibles sous les faibles lueurs du jour.  Deuxièmement, comme l’eau a beaucoup baissée sur bâbord, nous imaginons qu’il peut être possible de débarquer sur les rochers et ainsi gagner de la force en nous éloignant du bateau.  Cela nous permettrait en effet d’augmenter l’angle lorsque l’on tire sur la drisse reliée au haut du mât.  Normalement, on peut utiliser un dinghy pour s’éloigner ainsi (c’est une petite chaloupe à moteur qu’on traîne pour débarquer à terre quand on a jeté l’ancre), mais le nôtre (pas gonflé) n’a pas de moteur et de toute façon il n’y a plus d’eau!  Des deux, je suis le meilleur nageur, donc c’est moi qui est désigné pendant que l’autre reste au moteur.

Vite, je change de pantalon et enlève mes souliers (il y a beaucoup de vase et j’ai du linge sale en quantité), mais juste avant de nous jeter par dessus bord (moi et ma barbe), nous nous arrêtons pour réfléchir.  Ce genre de situation, comme l’a si judicieusement fait remarquer François V. dans les commentaires plus tôt, justifie un envoi d’appel au secours, pas un Mayday Mayday, réservé aux urgences graves (menaces pour la vie), mais un Pan Pan-Pan Pan; notre situation étant plutôt gênante pour la circulation à l’entrée de la marina…et pour notre orgueil!  Avant de se mouiller et de forcer comme des bons sur la drisse, nous décidons de sortir un peu d’humilité et l’aide-mémoire pour les appels radio de détresse.  En effet, si l’on peu obtenir de l’aide et éviter ainsi de se mettre en « danger » en débarquant du bateau…

Rapidement, les lève-tôt de la région de Québec peuvent entendre sur le canal 16 : « Pan pan, Pan pan, Pan pan. Toutes stations, toutes stations, toutes stations. Ici Aye becca, Aye becca, Aye becca… On est pris! » Bon. On a donné plus de détails que ça, mais en substance c’est ce qu’on a dit pour commencer.  Bientôt s’amorce une conversation avec « Radio Québec sauvetage » et une fois notre situation expliquée, on nous conseil d’attendre que la marée remonte pour voir si on est capable de se libérer. Tout ça considérant que le niveau de l’eau est à son plus bas (il est 4:20) et que dans une heure, nous serons revenu au même point qu’à notre départ.  Une heure c’est aussi le temps qu’il faudrait pour dépêcher quelqu’un de Québec pour nous aider, ce qui s’avèrerait bien inutile si nous étions capable de nous libérer par nous-même, n’est-ce pas ?… D’un commun accord, nous décidons donc de laisser le temps (et la marée) faire son œuvre….

Et les rochers dans tout ça?

Bah. On a un moteur, non? On est sûrement capable de les éviter.

Quarante minutes plus tard, ce que nous espérions se produisit. Un léger mouvement se fit sentir vers l’arrière, la marée montante (le flot) nous repoussant vers la marina.  Reprenant le contrôle de notre navire, je m’empresse de me positionner dans le chenal étant aidé de FC : debout sur le pont, pointant du côté vers lequel je dois virer pour compenser l’effet de dérive occasionné par le courant. Un virage à 90 degrés à l’Ouest une fois passée la bouée K141 et direction Montréal !

Pfff! Les doigts dans le nez 😉

Le radar fonctionne!

En attendant de raconter la suite de nos aventures à Saint-Michel, je peux bien vous parler des améliorations qui ont été apportés pendant qu’on était au Bassin Louise.  Merci beaucoup à Charles, technicien chez Global Marine, qui nous a installé un détecteur de propane, une nouvelle pompe de cale avec une valve anti-retour, un allume-cigarette dans le panneau de contrôle (pour charger nos téléphones)  et le radar! Nous avions essayer de l’installer à plusieurs reprises, mais il faut croire qu’on ne s’y prenait pas de la bonne façon… Maintenant il fonctionne à merveille et nous nous pratiquons à l’interpréter pour le jour (ou la nuit) où nous en aurons vraiment besoin.

Bref, tous ces beaux gadgets ne nous ont pas aidés pour sortir de la vase :p  Par contre, la radio VHF, dont, jusqu’à la veille au soir, nous ne savions pas si elle émettait, nous a permis d’obtenir une aide non négligeable..

À  suivre…

On souffle un peu

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Depuis 11h ce matin, nous sommes à quai et nous profitons de la journée pour se reposer, lire un peu, nettoyer le pont et admirer la vue à Neuville. En effet, pour profiter de la marée, vos héros se sont levés à 2:30 pour quitter Saint-Michel à 3:00.  Enfin, on a bien largué les amarres vers 3:10, mais nous sommes restés un peu plus longtemps à Saint-Michel.  Contre notre gré vous pouvez le croire! Tout semblait fonctionner; détache les amarres, marche arrière pour se positionner, marche avant pour sortir de la marina, sort de la marina, squich! le bateau s’arrête.  Mon premier réflexe: passe au neutre..marche arrière, un peu plus de puissance… rien à faire, on est immobilisé.  Nous sommes échoué! Pile à l’entrée de la marina!  Ayant sortis une heure avant la basse mer, nous savons que nous allons continuer à nous enliser.  Ce n’est pas pour nous rassurer.  En sondant les alentours du bateau avec une gaffe (terme désignant une perche), nous nous apercevons que c’est le côté bâbord qui est enlisé.  À tribord, il y a de l’eau.  Heureusement! C’est à tribord qu’est placée l’entrée d’eau pour refroidir le moteur.  Nous savons qu’éventuellement la marée finira par nous déprendre, mais nous craignons qu’elle nous pousse vers les rochers placés à moins d’une longueur de bateau sur bâbord.  

Nous rappelant d’histoires de ce type, une des choses à faire est de faire giter le bateau pour déprendre la quille (en gitant on a moins de tirant d’eau).  En gros, on s’imagine comme dans Pirates des Caraïbes, vous savez la scène où ils tournent le bateau à 180 degrés, mais de haut en bas!  Notre manœuvre n’est pas si ambitieuse, mais pour un maximum d’effet (on ne peux pas détacher les canons pour rajouter à l’effet), nous nous suspendons à la drisse de grand voile.  C’est une corde qui nous donne un point d’appui sur le haut du mât, histoire de maximiser l’effet de levier.  Commence alors un jeu pas si évident vu qu’il n’y a que quelques lueurs seulement à l’horizon, je vous rappelle que quelques minutes seulement se sont écoulés depuis le largage des amarres, il est maintenant rendu 3:45/4:00 am… Penche d’un côté..penche de l’autre..penche d’un côté..penche de l’autre…  Vains efforts vu que d’un côté on est accoter dans la vase!  Hhhmm… Bon. La basse mer est prévue pour 4:20, donc il y a de moins en moins d’eau, on force pour rien.  

C’est le temps de se faire un petit café, ça réfléchis mieux.  Café en main, nous envisageons 2 ou 3 scénarios possibles pour la suite des choses… Restez attentif, la suite sera dans un prochain article.

À suivre…

Plus que deux

Mercredi midi, alors que de la famille nous rendait visite, l’équipage du Aye Becca perdit deux valeureux compagnons qui s’en retournèrent vers la métropole, délaissant la voie fluviale au profit de la voie ferroviaire, moins plaisante, mais plus rapide. Que voulez-vous, les vacances doivent bien prendre fin un jour.

De la visite !

De la visite !

Il ne reste donc plus que les deux plus expérimentés, qui se sont mis dansl’esprit de ramener l’Aye le long du Saint-Laurent. Fort de leur expérience à l’aller, ils ont compris que le « timing » est important et comme ils leur reste un peu plus d’une semaine avant de retourner eux-même au travail, une petite virée à Saint-Michel s’imposait.

En partant du Bassin Louise à 13:30 aujourd’hui, nous sommes arrivés à la hauteur de Saint-Michel à 15h30, mais comme le vent (et le temps!) étaient beaux, nous avons décidés d’en profiter pour nous rendre presqu’à la pointe Est de l’Île d’Orléans.  Cela nous a permis de patienter pour une autre fenêtre d’entrée pour la « marina » de Saint-Michel (plutôt une halte).  En effet, c’est un endroit réputé plus difficile, car il faut tenir compte des marées parce que le chenal pour entrer est trop peu profond à marée basse pour les plus « gros » bateaux comme le notre.  De plus, ce « chenal » est très étroit mais non balisé ; pour être sûr de ne pas toucher le fond, il faut s’aligner avec les repères installés dans la marina.

Bref, un très bel endroit, superbe!, où on reviendra pour sûr pour visiter la famille et pour partager leur terrain de jeux, mais délicat à aborder (la marina, on s’entend, pas de problème pour aborder la famille 😉

Aye Becca devant Québec

Sur Youtube, le titre est: Aye becca devant Québec. On voit le Concorde en arrière de François. On est vis-a-vis des Plaines. Il n’y a que nous de sortis…Un peu fous. On aperçoit le cargo et un petit bateau à côté: il vient pour changer de pilote.. Et il y a les bateaux traversiers Lévis-Québec, et un gros bateau de millionnaire amarré devant Lévis. Dans le vidéo, François est fier de dire qu’il a pris 2 ris: il a rapetissé la grand voile. Merci à Charles! J’ai mis de la musique car le vent fait un gros bruit… Liliane de retour à Longueuil.