Le radar fonctionne!

En attendant de raconter la suite de nos aventures à Saint-Michel, je peux bien vous parler des améliorations qui ont été apportés pendant qu’on était au Bassin Louise.  Merci beaucoup à Charles, technicien chez Global Marine, qui nous a installé un détecteur de propane, une nouvelle pompe de cale avec une valve anti-retour, un allume-cigarette dans le panneau de contrôle (pour charger nos téléphones)  et le radar! Nous avions essayer de l’installer à plusieurs reprises, mais il faut croire qu’on ne s’y prenait pas de la bonne façon… Maintenant il fonctionne à merveille et nous nous pratiquons à l’interpréter pour le jour (ou la nuit) où nous en aurons vraiment besoin.

Bref, tous ces beaux gadgets ne nous ont pas aidés pour sortir de la vase :p  Par contre, la radio VHF, dont, jusqu’à la veille au soir, nous ne savions pas si elle émettait, nous a permis d’obtenir une aide non négligeable..

À  suivre…

On souffle un peu

Image

Depuis 11h ce matin, nous sommes à quai et nous profitons de la journée pour se reposer, lire un peu, nettoyer le pont et admirer la vue à Neuville. En effet, pour profiter de la marée, vos héros se sont levés à 2:30 pour quitter Saint-Michel à 3:00.  Enfin, on a bien largué les amarres vers 3:10, mais nous sommes restés un peu plus longtemps à Saint-Michel.  Contre notre gré vous pouvez le croire! Tout semblait fonctionner; détache les amarres, marche arrière pour se positionner, marche avant pour sortir de la marina, sort de la marina, squich! le bateau s’arrête.  Mon premier réflexe: passe au neutre..marche arrière, un peu plus de puissance… rien à faire, on est immobilisé.  Nous sommes échoué! Pile à l’entrée de la marina!  Ayant sortis une heure avant la basse mer, nous savons que nous allons continuer à nous enliser.  Ce n’est pas pour nous rassurer.  En sondant les alentours du bateau avec une gaffe (terme désignant une perche), nous nous apercevons que c’est le côté bâbord qui est enlisé.  À tribord, il y a de l’eau.  Heureusement! C’est à tribord qu’est placée l’entrée d’eau pour refroidir le moteur.  Nous savons qu’éventuellement la marée finira par nous déprendre, mais nous craignons qu’elle nous pousse vers les rochers placés à moins d’une longueur de bateau sur bâbord.  

Nous rappelant d’histoires de ce type, une des choses à faire est de faire giter le bateau pour déprendre la quille (en gitant on a moins de tirant d’eau).  En gros, on s’imagine comme dans Pirates des Caraïbes, vous savez la scène où ils tournent le bateau à 180 degrés, mais de haut en bas!  Notre manœuvre n’est pas si ambitieuse, mais pour un maximum d’effet (on ne peux pas détacher les canons pour rajouter à l’effet), nous nous suspendons à la drisse de grand voile.  C’est une corde qui nous donne un point d’appui sur le haut du mât, histoire de maximiser l’effet de levier.  Commence alors un jeu pas si évident vu qu’il n’y a que quelques lueurs seulement à l’horizon, je vous rappelle que quelques minutes seulement se sont écoulés depuis le largage des amarres, il est maintenant rendu 3:45/4:00 am… Penche d’un côté..penche de l’autre..penche d’un côté..penche de l’autre…  Vains efforts vu que d’un côté on est accoter dans la vase!  Hhhmm… Bon. La basse mer est prévue pour 4:20, donc il y a de moins en moins d’eau, on force pour rien.  

C’est le temps de se faire un petit café, ça réfléchis mieux.  Café en main, nous envisageons 2 ou 3 scénarios possibles pour la suite des choses… Restez attentif, la suite sera dans un prochain article.

À suivre…

Plus que deux

Mercredi midi, alors que de la famille nous rendait visite, l’équipage du Aye Becca perdit deux valeureux compagnons qui s’en retournèrent vers la métropole, délaissant la voie fluviale au profit de la voie ferroviaire, moins plaisante, mais plus rapide. Que voulez-vous, les vacances doivent bien prendre fin un jour.

De la visite !

De la visite !

Il ne reste donc plus que les deux plus expérimentés, qui se sont mis dansl’esprit de ramener l’Aye le long du Saint-Laurent. Fort de leur expérience à l’aller, ils ont compris que le « timing » est important et comme ils leur reste un peu plus d’une semaine avant de retourner eux-même au travail, une petite virée à Saint-Michel s’imposait.

En partant du Bassin Louise à 13:30 aujourd’hui, nous sommes arrivés à la hauteur de Saint-Michel à 15h30, mais comme le vent (et le temps!) étaient beaux, nous avons décidés d’en profiter pour nous rendre presqu’à la pointe Est de l’Île d’Orléans.  Cela nous a permis de patienter pour une autre fenêtre d’entrée pour la « marina » de Saint-Michel (plutôt une halte).  En effet, c’est un endroit réputé plus difficile, car il faut tenir compte des marées parce que le chenal pour entrer est trop peu profond à marée basse pour les plus « gros » bateaux comme le notre.  De plus, ce « chenal » est très étroit mais non balisé ; pour être sûr de ne pas toucher le fond, il faut s’aligner avec les repères installés dans la marina.

Bref, un très bel endroit, superbe!, où on reviendra pour sûr pour visiter la famille et pour partager leur terrain de jeux, mais délicat à aborder (la marina, on s’entend, pas de problème pour aborder la famille 😉

Aye Becca devant Québec

Sur Youtube, le titre est: Aye becca devant Québec. On voit le Concorde en arrière de François. On est vis-a-vis des Plaines. Il n’y a que nous de sortis…Un peu fous. On aperçoit le cargo et un petit bateau à côté: il vient pour changer de pilote.. Et il y a les bateaux traversiers Lévis-Québec, et un gros bateau de millionnaire amarré devant Lévis. Dans le vidéo, François est fier de dire qu’il a pris 2 ris: il a rapetissé la grand voile. Merci à Charles! J’ai mis de la musique car le vent fait un gros bruit… Liliane de retour à Longueuil.